Gambie : Un an après son arrivée au pouvoir, Adama Barrow peine à rassurer son peuple

Après les 22 années de dictature de celui qu’on dénommait « Babali Mansa », la victoire d’Adama Barrow semblait donner un nouvel espoir aux Gambiens. Porté à la tête du pays par une coalition de neuf partis, le nouvel homme de Banjul représentait pour le peuple, l’homme idéal du nouveau vent qui soufflait. Taxé par la presse locale de « Président par défaut », Barrow ne parvient toujours pas à rassurer les Gambiens malgré une stabilité relative.

Une année après son accession au pouvoir, le journal Observateur s’est penché sur l’état actuel du pays D’Adama Barrow, le tombeur de Yahya Jammeh « Babali Mansa ». Dans ce grand reportage consacré à la vie quotidienne des populations gambiennes, L’Obs fait ressortir dans une série d’interventions plusieurs avis sur les difficultés auxquelles sont confrontés les Gambiens depuis l’arrivée d’Adama Barrow.

En effet, si pour certains, l’arrivée de Barrow a occasionné un vent de liberté (réduction des tracasseries et d’autres contrôles incessants), pour d’autres, avec l’augmentation du prix du carburant et la rareté des clients sur le marché, ils font face à d’énormes difficultés liées au coût de la vie. Parlant du carburant, les chauffeurs sont les premiers concernés. Ces derniers se retrouvent entre la baisse du prix du transport décrétée par le nouveau président et le prix du carburant qui, au lieu d’être réduit, a augmenté. Un problème qui fait que beaucoup de chauffeurs peinent à assurer leur versement quotidien, dû aussi quelque part à une concurrence déloyale qu’ils dénoncent dans le secteur du transport. Car, pour eux, il est inconcevable que les minicars et les taxis partagent le même trajet et au même prix. C’est clair que les clients préfèrent les taxis et désertent les minicars. Pour certains pères de famille, « the new Gambie » (la nouvelle Gambie) se résume tout simplement à une vie dure et à la bourre.

L’Obs a ensuite recueilli l’avis de certains journalistes comme Mafugi Ceesay du « The Voice News Papers » qui déplore, en plus de la conjecture économique, le laxisme latent des autorités et une situation d’insécurité caractérisé par des vols à l’arrachée et des violences physiques.

Enfin, le journal affirme avoir tenté d’obtenir la version de la mouvance présidentielle, mais aucun responsable du camp de Barrow n’a voulu se prononcer le quotidien des populations à l’issue de l’an I du nouveau président. En effet, à en croire le journal, toutes leurs tentatives d’obtention d’une quelconque information sur ces douze premiers mois d’Adama Barrow sont restées vaines.
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