CASAMANCE – Omar Ampoi Bodian, chargé de mission du Maquis sur le massacre de Bofa : « Nos commandants nous ont dit de ne pas être mêlés à cette tuerie »

Fier de son appartenance au Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et sans détour, Omar Ampoi Bodian très souvent décrit comme une personne conciliante qui n’approuve la guerre comme moyen d’accéder à la paix, chargé de mission du Maquis, s’est confié à nos confrères du journal l’Observateur ce samedi. Proche de César Atoute Badiate et rédacteur principal des communiqués du Maquis, l’homme fait un bref aperçu sur la situation conflictuelle qui prévaut en Casamance, avant d’aborder les questions de négociations dont il reste ouvert mais pas en sol Sénégalais.

Sans langue de bois, Omar Ampoi commence par faire savoir que la question qu’on devrait se poser dans cette situation est : qu’est-ce que le Sénégal a fait ou n’a pas fait pour qu’on en arrive à cette situation ?

En tant qu’environnementaliste, il est conscient de ce que cette partie du territoire représentait pour le Sénégal (grenier, dit-il). « Je ne saurais dire ce qui a amené cette situation, mais tout le monde condamne cet acte barbare, nous du Mfdc, nous présentons nos condoléances aux familles des victimes », laisse-t-il entendre tout en faisant savoir : « nous avons commandité une enquête interne, une commission du Mfdc est en train de faire son travail. Quand elle terminera, nous saurons ce qui s’est réellement passé, parce que nous ne l’avons pas jusqu’à présent ».

Parlant des négociations pour le retour de la paix, Omar Bodian s’est confié. « Nos commandants nous ont dit de ne pas être mêlés à cette tuerie. Ce qui implique que nous voulons la paix, mais dans la justice et la vérité. Nous ne voulons pas d’une paix bricolée », fait-il savoir avant de poursuivre : « l’Etat du Sénégal sait où nous contacter en cas de besoin. Ce n’est pas à nous de les indiquer comment faire. Qu’ils entreprennent leurs actions, nous attendons. Et nous sommes prêts à répondre au cas où ils nous tendraient la main, même si c’est demain, pour un dialogue ».

A la question de savoir où devraient se tenir les négociations, Amor Ampoi Bobian dit ceci « Nous avons dit que les négociations peuvent se passer où bon leur semble, sauf en terre Sénégalaise. Nous sommes prêts à répondre »

AVOCAT IMMIGRATION / CABINET THERESA NAPOLITANO / NEW YORK