Retrait des cartes d’identité CEDEAO: ces chiffres qui font froid dans le dos

Contrairement aux allégations du Ministère de l’Intérieur, ils seraient 4 millions d’électeurs à n’avoir pas encore retiré leurs cartes d’identité Cedeao, et dont certains ne savent même pas ce que sont devenues leurs cartes.

Eh bien, dans ses investigations, Leral Askan wi révèle que certaines des fiches seraient même perdues, notamment pour les électeurs qui se seraient inscrits entre octobre et janvier derniers.

Omar Faye cite par exemple le cas de Rufisque-Ouest et fait observer que sur 28 mille inscrits, seuls 2 mille ont reçu leurs cartes.

Il met alors le turbo pour déplorer que sur 100 électeurs, seuls 10 ont reçu leurs cartes et c’est cela qui risque d’être le taux de participation dans les bureaux de vote.

Leral Askan wi croit ainsi savoir que les chiffres avancés par le Ministère de l’Intérieur sont faux et que la société malaisienne chargée de confectionner les cartes est aujourd’hui même incapable d’acheter du papier.

Il s’y ajoute que 10 milliards sont actuellement dus aux fournisseurs et les travailleurs chargés de faire le tri des cartes ne sont pas payés au niveau du Ministère de l’Intérieur.

Alors si le Ministre fait observer que les anciennes cartes d’identité ne sont plus valables à partir du 27 juillet, alors cela veut dire qu’il y aura au moins 3 millions de Sénégalais qui seront ainsi sans cartes.

Pourtant, « on ne peut pas donner 50 milliards de nos francs à une société privée, de surcroit étrangère, et connaitre de tels échecs », fulmine M. Faye qui dit rester convaincu que les élections n’auront pas lieu à la date indiquée.

C’est pourquoi il lance un appel à tous les Sénégalais, aux coalitions, à la Société civile pour qu’ils fassent du retrait des cartes une bataille citoyenne qu’il faut gagner à tout prix.

A défaut, il ne faudrait pas, à son avis, accepter que des élections se tiennent avec un aussi fort taux d’abstention qui se profile à l’horizon.