Revue Des Journaux – LES REMOUS POST-INVESTITURES ET KHALIFA SALL À LA UNE

Dakar, 15 juin (APS) – Les quotidiens reçus jeudi à l’APS se focalisent sur les remous post-investitures à Bennoo Bokk Yaakaar (BBY, mouvance présidentielle) et sur le maire de Dakar, Khalifa Sall, qui vient de boucler 100 jours en détention préventive.

Vox Populi souligne que les contestations nées des investitures de Bennoo Bokk Yaakaar ont fini par irriter le président Macky Sall qui a ‘’sorti le sabre, hier, contre (…) Ansoumana Danfa et Maguette Ngom’’.

‘’C’est désormais (la règle) se ranger ou dégager qui est entrée en vigueur au sein de la majorité présidentielle. Après Ibrahima Abou Nguette qui avait fait fi des directives du président de Benn Bokk Yaakaar en présentant sa liste aux élections législatives, c’est autour de Ansoumana Danfa et Maguette Ngom de faire les frais de la colère présidentielle’’, écrit Vox.

‘’Membres de la coalition +Les Républicains domu rewmi+, ils ont été limogés, hier, des postes qu’ils occupaient à la présidence la République, suite à une déclaration incendiaire (….) qui conteste les investitures faites par BBY’’, explique le journal.

Libération parle de ‘’dommages collatéraux des investitures’’ et écrit que ‘’Macky Sall chasse Ansoumana Danfa et Maguette Ngom de la présidence’’.

Mais pour L’As, ‘’Macky Sall banalise’’ plutôt cette levée de boucliers post-investitures.

Dans un entretien avec la Deutsche Welle (DW), Macky Sall, a assuré que les mécontentements suscités par les investitures pour les législatives du 30 juillet prochain n’auront pas un impact significatif sur son parti, l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir).

‘’En ce qui concerne les élections législatives, il est vrai que les investitures, c’est-à-dire le choix des candidats que moi-même j’ai opéré, vont entraîner nécessairement des mécontentements, mais ces mécontentements ne peuvent pas quand même mettre en péril la force du parti’’, a-t-il martelé.

L’Observateur signale qu’il y a eu ‘’des empoignades et des insultes’’ lors de la réunion de la coalition Macky 2012. ‘’Ce qui était annoncé comme une réunion de renforcement de cette coalition qui a, dès le début, cru en Macky Sall, s’est transformé en une confrontation entre deux camps : ceux qui réclament le départ de son coordonnateur Moustapha Fall Ché et ceux qui veulent son maintien’’, écrit L’Obs.

Le journal évoque également les 100 jours que Khalifa Sall vient de passer en prison et ‘’les exigences de ses avocats’’. Lors d’une conférence de presse, les conseils du maire de Dakar, candidat à la députation, ont dénoncé ‘’la situation intolérable et la tentative de l’Etat de l’empêcher d’exercer ses droits civiques’’, rapporte L’Obs.

Pour Le Quotidien, ‘’Khalifa presse l’Etat’’. ‘’Présumé innocent dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a été investi tête de liste nationale de la coalition Mankoo Taxwu Sénégal aux élections législatives du 30 juillet prochain. Pour ses avocats, il reste +électeur et éligible+’’, note le journal.

Au sujet de l’éligibilité du maire de Dakar, Le Témoin souligne ‘’l’insistance suspecte des avocats de Khalifa Sall’’. ‘’En martelant à plusieurs reprises que le maire de Dakar est éligible, ses avocats font comme s’ils suspectaient une forfaiture du pouvoir’’, écrit le journal.

Le Soleil met en exergue la réunion du Conseil des ministres et titre : ‘’Classer les œuvres de Sembène au patrimoine national’’.

Lors de cette réunion, Macky Sall a saisi l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire de la disparition de Ousmane Sembène pour ‘’saluer le patriotisme exemplaire, le talent artistique et l’engagement panafricain de celui qui fut tirailleur, écrivain et un pionnier du cinéma africain’’.

Enquête s’intéresse à la forêt classée de Mbao et parle de ‘’périls sur le poumon vert de Dakar’’. ‘’La forêt classée de Mbao qui faisait 800 hectares s’étend aujourd’hui sur 722, 5 hectares. Immatriculée en 1908, elle est exposée à plusieurs types de pression comme le déclassement, la boulimie foncière, la pollution (…)’’, relève Enquête.

Libération annonce la délocalisation du siège de la société de transfert d’argent Wari à Lomé (Togo), depuis le 6 août 2015.
OID/ASG
IMMIGRATION / CABINET THERESA NAPOLITANO / NEW YORK