MEURTRE – UN TAILLEUR PREND 20 ANS POUR LE MEURTRE D’UN GARÇON DE 3 ANS:  » JE NE L’AI PAS FAIT EXPRES. C’EST SATAN »

Le Chambre criminelle de du Tribunal de grande instance de Diourbel a condamné hier, Saliou Diouf, jugé pour le crime d’assassinat. Tailleur de profession, l’accusé avait tué en 2010 un garçon de 3 ans à Baback Ndiouf pour une histoire d’anthropophagie. Devant la barre, Lamine a reconnu les faits qu’il a mis sur le compte de forces maléfiques.  » Je ne l’ai pas fait exprès. C’est Satan » , s’est-il défendu tout le long de son procès.

Les faits raconte l’Observateur, remontent au 23 août 2016, Badack Ndioudiouf, un village du département de Bambey. Le jour des faits, le mis en cause se réveille à 6 heures du matin, s’arme d’un coupe-coupe, quitte son domicile, avec la ferme intention de tuer la famille de Maïmouna Diouf dont-il accuse d’anthropophagie.

Selon ses aveux, faits à l’enquête préliminaire et devant la barre, la dame Maïmouna Diouf, prenant la forme d’une chienne, se présentait nuitamment, pour le dévorer. Les heures qui ont précédé le crime, il déclare que couché sur son lit, la dame lui est réapparue à nouveau. Donc pour lui, c’était le moment de réagir.  » Il est venu tôt le matin chez moi. Quand j’ai vu qu’il tenait un coupe-coupe et adopté une attitude vindicative , j’ai pris la fuite », a affirmé la dame. Des propos qu’elle a réaffirmés devant la barre.

« La dame m’est apparue en rêve. Elle m’a fait peur peur, parce qu’elle s’était transformée en chienne. Je ne savais pas quoi faire, je me suis armé d’un coupe-coupe et rendu chez elle. Mais, lorsqu’elle m’a vu, elle a pris la fuite. Par la suite, je me suis tourné vers l’enfant, son petit-fils pour lui asséner deux coups de coupe-coupe au visage’, a avoué Lamine Diouf.

Le parquet convaincu de sa culpabilité a requis 20 ans de travaux forcés. L’avocat de la défense a plaidé l’acquittement.
Il faut signaler que le 25 novembre 2011, le juge d’instruction du Premier cabinet avait ordonné la libération Lamine Diouf, suite à une expertise médicale, qui rapporte que l’accusé souffre de démence. Mais le ministère public a interjeté appel contre l’ordonnance de non-lieu rendue le 19 janvier par le juge d’instruction.
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